Dimanche 14 juin 2009

Par Bertrand
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Jeudi 4 juin 2009

Un cargo, pavillonné et chargé comme une mule, navigue au beau milieu d'un océan, avec sa précieuse cargaison multicolore qui gratte le ciel.
Je prépare quelque chose à l'huile sur le sujet.
Pour le moment je vous propose de vous munir d'une feuille, d'y dessiner un magnifique cargo, puis des containers, de façon à ce que vous puissiez passer de bonnes soirées autour d'une puissance quatre flottante.
Tiens, c'est marrant, ce nom me rappelle un fameux coquetèle d'un bar de Vladivostok?!

Les bases du jeu (ceci est un exemple parmi tant d'autres, libre à vous de l'impriner pour jouer, ou bien de dessiner le votre)
Nota Bene : pour une jouabilité plus gratte ciel je vous conseille d'ajouter au moins deux hauteurs de containers sur le cargo.


Les ronds gagnent.

Arrivée d'air chaud  :)

Par Bertrand
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Lundi 1 juin 2009

Une excroissance nuageuse.

Ca rayonne sec
.

Après une belle journée...

Et puis, avec le beau temps, le moral est là, bien présent avec la première sculpture sur vaisselle du printemps. Elle se faisait désirer alors, la voici, la voilà.
Casaque jaune vert pomme.

Arrivée d'air chaud  :)

Par Bertrand
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Mardi 26 mai 2009

Une façon simple d'optimiser les dépenses énergiques nécessaires à un déplacement. Ce n'est pourtant pas la panacée, les transports en commun sont bien plus efficaces pour réduire son empreinte écologique.

Voici une petite recommandation pour promouvoir le covoiturage.


Ils sont beaux les grêlons, demandez les grêlons, les bons grêlons du joli mois de mai...

Par Bertrand
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Lundi 25 mai 2009

Est-ce que cette réalisation saura vous mettre l'eau à la bouche?
Combien y a t-il de toasts?
Le cheddar est-il fondu?
Est-ce une entrée ou plutôt un dessert?

La seule chose que je suis en mesure de vous dire c'est que les poules qui ont pondu les oeufs (ingrédient essentiel à la préparation de la crème) sont écossaises.

Toasts, cheddar et crème anglaise, 30x30, huile.

La fringale pointe son nez  :)

Par Bertrand
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Dimanche 24 mai 2009

Le petit train s'arrêtait à Versailles chantiers. Tout le monde descend. Alors je suis descendu.


La ville de fe le roi soleil n'est pas si clinquante que l'on pourrait le penser. Elle possède son quota de rouille et de crasse.
cette grille ne mériterait-elle pas de dérouiller?

Et celle-ci ne devrait-elle pas être rafraîchie?

Et cette porte, véritable nid à microbes!

Le quartier Saint-Louis. Typique de la ville. Les batisseurs ont décidé de ne construire que les toits des immeubles au ras des paquerettes. Quelle bande de flemmards alors!

La cathédrale Saint-Louis.

La rue de l'orangerie débaptisée au nom de la guerre et de la victoire. (au fond l'horloge de la cathédrale)

Une des potiches qui ornent le mur d'enceinte du potager royal.

Et puis l'endroit que je préfère dans Versailles. Le repère des bidouilleurs(ses).

Arrivée d'air presque trop chaud pour moi... vivement cet hiver qu'on se les caille!  :)

Par Bertrand
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Mardi 19 mai 2009

Terminus des minus d'une minute à l'autre  :)

Par Bertrand
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Jeudi 14 mai 2009

Souvenez-vous, il n'y a pas si longtemps de ça, un lézard se promenait autour d'un lac dans les ardennes : le lac Bairon.

Une petite plage paisible exposée plein ouest, un camping et une base de loisirs avec des planches à voile, des dériveurs. des canoës et des kayaks. Rien de surprenant. Jusqu'à ce qu'un batiment caméléon sorte du champ comme par enchantement.

Il se fondait tellement à la perfection avec le champ labouré du décor qu'il en était quasiment invisible.

C'était cet hiver et je pense qu'à présent ce batiment a été démasqué avec le vert du maïs qui pousse. Où bien il est devenu vert également, et alors, dans ce cas-là, il s'agit d'une véritable prouesse technologique! Mais dans quel but?

Les amuse-gueules sont servies  :)

Par Bertrand
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Dimanche 10 mai 2009

Le chargeur est bien débranché, 30x30, huile.
Ma technique encore trop rudimentaire ne me permet pas d'appréhender les subtiles moulures de plastique qui le compose, gisant au sol à proximité de la prise.
L'esquisse du bout de canapé n'émeut point certes, mais il y a cependant un indéniable élan vers la réalité avec cet euphorbia verdoyant.


L'énergie est précieuse!

Voilà une voile dans les airs chaud  :)

Par Bertrand
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Vendredi 8 mai 2009

A l'ombre d'un parasol, confortablement installée sur un transat, Corinne sirote une eau gazeuse sur la terrasse d'un pintehousse. La vue est magnifique. A quelques centaines de mètres d'elle la tour Eiffel s'élance en vain dans le ciel. Corinne veut prendre une photographie, à sa manière, afin d'immortaliser l'instant. Elle est seulement de passage à Paris. Elle souhaite aussi la croquer (faire un croquis). Elle peinturlure à ses heures.

Pour cela elle doit prendre contact avec les ayants droit (souvent les héritiers) de Gustave qui possèdent l'exclusivité intellectuelle des travaux de leur ancêtre(qui ne peut plus s'exprimer).
Corinne peut être interdite de reproduction de la tour Eiffel.
C'est au bon vouloir de la descendance de Gustave.
Moyennant une petite rente en faveur des ayants droits (la vie dans les palaces est tellement éprouvante), Corinne peut se voir accepter de photographier la tour Eiffel, délivrer l'autorisation de l'esquisser, mais quand même, selon certaines modalités du droit moral que porte sur ses épaules (serties de diamants) la famille de Gustave, parce qu'il savent mieux que les autres ce qui est bon pour eux (les rentes).

Corinne est embarassée. Tout appartient à quelqu'un : physiquement ou moralement. le premier se terminant avec la mort et le deuxième?
Depuis que les droits d'auteurs, les brevets et les copiraïtes existent, la durée de faire-valoir n'a cessé de se dilater. L'enjeu financier plus que la morale dicte sa loi, celle des marchés et des hausses annuelles du capital toujours plus grandes.

De retour à Colmar Corinne montre la photographie et le dessin à des amis(es).
Elle ne s'est pas ennuyée avec les droits d'auteurs dont bénéficie la lignée de Gustave. Elle (la lignée) n'existait pas au moment de la construction de la tour Eiffel; elle n'a absolument pas participé à l'élaboration aussi bien physique qu'économique de ce mausolée touristique.
La tour Eiffel est universelle. Les pyramides, égyptiennes, incas, cambodgiennes et les autres, étaient là avant! Gustave aurait-il copié? Oui, certes, d'accord, mais en ajoutant sa sauce. Et c'est sa sauce, sa recette à lui, sa sienne, que personne jusqu'à la fin des temps ne pourra utiliser sauf en payant des droits artificiels (une taxe mal nommée) et moyennant une conformation à la morale dictée par l'atavisme générationnel obnubilé par le porte-monnaie qui grossit.
Corinne passe outre. Elle considère qu'elle est libre de pouvoir copier, diffuser, prolonger (jusqu'à la lune avec une échelle) et détourner (avec un troisième étage en tête de canard) cette réalisation oxydable. et tout ce qui se donne à ses sens. Et puis aussi Corinne considère qu'une fois l'amortissement de l'investissement  d'une construction ou d'une création atteint, quelle qu'elle soit, tout devrait tomber dans le domaine publique. Que le monde baigne dans le bonheur spirituel du partage de toutes les réalisations, les mises en évidence...

Corinne se demande si elle peut vendre la photographie et le dessin?
Juste pour vivre chichement sans chercher un profit indécent, voire une rente.
C'est que la lignée de Gustave guette le moindre centime potentiel qui viendrait incrémenter d'une unité le capital familial. Tous les soirs, chez les Eiffel, on rend grâce au seigneur Gustave.



Et pour prolonger le débat sur les droits d'auteurs, les brevets et les copiraïtes, en ces temps de commémoration de la chute du mur de Berlin ( hélas d'autres se sont montés depuis) voici un petit poème :

L'odyssée du néant

Je pose des barrières,

et en même temps,

je veux pouvoir aller encore plus vite,

tout en posant toujours plus de barrières,

en un éclair,

je fais preuve d'imagination,

j'étudie la fluidité de l'ensemble,

les barrières ne doivent,

sous aucun prétexte,

nuire à la célérité,

alors j'élabore,

des systèmes ultra sophistiqués,

permettant de franchir les barrières,

comme une lettre à la poste,

fluide je vous dis,

mais avec des barrières,

comme emblème,

et la vitesse,

comme religion,

mince,

je suis ralenti(e),

je voudrais,

aller encore plus vite,

je voudrais,

faire tendre vers zéro,

les forces de frottements,

induites par les franchissements.


Mais les barrières,

ne doivent pas être remises en question,

face à la démesure,

de mes désirs de célérité,

elles semblent nécessaires,

elles sont là pour filtrer,

trier,

quantifier,

surveiller,

taxer,

interdire,

de franchir ce seuil,

ce niveau,

cette étape,

sans le précieux sésame,

l'accord absolu,

la carte clef,

qui ouvre le passage,

vers la phase suivante,

le prolongement du processus,

sans entrave,

je poursuis mon chemin.


Les barrières sont l'expression de ma paranoïa aiguë,

de mon esprit vénal et monopolisant,

pure sélection de ma pensée unique,

égoïste,

individualiste,

insensible,

à laquelle il n'y a pas d'alternatives,

la croissance me guide,

mieux qu'un gourou,

alors je continue à poser des barrières,

physiques,

géographiques,

législatives,

etc...,

et maintenant virtuelles,

payantes,

parce que mon idée le mérite bien,

gratuites,

pour le plaisir de freiner le mouvement,

même si ce dernier,

doit être toujours plus rapide,

peu m'importe,

je m'adapte,

je clôture,

que voulez-vous?,

c'est la société,

qui me fait adorer,

la propriété privée,

les brevets,

les droits d'auteurs,

les frontières,

les nationalités,

que voulez-vous?,

je suis configuré(e),

conditionné(e) ainsi,

automatisé(e),

quasi hypnotisé(e),

par des barrières,

discontinuités quantiques pesantes,

incoercibles pathologies de la nature humain,

désirs de contrôle,

commissions et marges,

miroirs aux alouettes sécuritaires,

jouissances extrêmes,

volontés de faire du blé,

oui,

tout ça à la fois,

à tombeau ouvert,

je n'ai que ça à faire,

poser des barrières,

comme un climat de guerre,

à l'encontre de la fraternité,

au mépris de la générosité,

déniant le partage,

ignorant l'égalité.


Je pose des barrières,

je m'encercle de fer,

m'emmure,

tisse du barbelé,

je m'emprisonne en plein air,

mais heureusement,

moi,

elles ne m'empêchent pas,

moi,

qui possède le feu vert,

le droit de les franchir,

de conserver ma vitesse de croisière,

et circuler librement,

tout sourire,

au gré du vent,

en fonction de mes humeurs,

en train,

en hydravion,

à toutes heures,

à travers les jalons,

je jazze,

je swingue,

je zigzague,

je gymkhane,

dans la vie,

un slalom,

je négocie à la corde,

sans perte d'énergie,

les barrières,

posées,

orientées,

stratégiques,

indispensables,

car je tiens à garder,

l'intégrité sans équivoque,

de mon petit royaume,

hors de question,

de le mélanger avec le reste du monde.


Les barrières,

me permettent de perdurer,

mon niveau d'existence,

elles m'assoient sur un trône,

mon trône,

mon trône que j'aime,

du-haut duquel,

j'aperçois des problèmes d'étanchéité,

dans toutes les directions,

dans toutes les domaines,

la toiture de barrières fuit,

elle transpire,

elle suinte,

elle respire,

or,

cette situation n'est pas possible,

si je veux rester un petit roi,

alors je fais vivement appel,

à des experts techniciens,

professionnels des jointures,

maçons constitutionnels,

plombiers des lois,

terrasseurs au niveau à bulle de gum,

afin qu'ils élaborent,

conceptualisent,

expérimentent,

et bricolent,

au plus vite,

de nouvelles barrières,

sans faille,

inviolables,

à l'épreuve de tout,

les barrières du futur,

plus redoutables,

pour les resquilleurs(ses),

plus performantes,

au seuil d'erreur formidablement microscopique,

et bien sûr,

cela va de soi,

ne représentant aucune gène,

ou tout au plus,

une sensation de frôlement,

pour celles et ceux qui possèdent,

la sacro-sainte autorisation,

le laisser-passer à jour,

l'abonnement ad hoc,

l'habilitation en la qualité de,

et surtout,

l'envie aveugle,

narcissique,

malsaine,

de vouloir alimenter,

participer,

et entretenir,

cette infernale spirale liberticide et peu fraternelle.

 

 

En ce qui me concerne je prône les mises en commun de la créativité sans barrière aucune. J'ai choisi la formule suivante pour me protéger un minimum des vautours :




Et j'ai presque envie de vous dire, faites en ce que vous voulez, de la confiture, des sorbets, jusqu'au vomi, du moment que ce n'est pas dans un but lucratif et ou spéculatif.


Bred mafane en transit porte douze  :)


Par Bertrand
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En guise de présentation

  • : Le journal de bord de mon chambratelon (chambre atelier salon). Dessins, peintures, cyberbricolages, écrits et photographies. bon surf :)

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